I. Origines et Chronologie de l'Engagement Conservatoire
La constitution de l'association Casa Pastoreccia découle d'un sursaut civique face au délabrement avancé des sites d'altitude de la Haute-Corse. La déclaration initiale de l'organisation a été enregistrée de manière formelle auprès de la Sous-Préfecture de Corte, s'inscrivant pleinement sous le régime de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association. La publication officielle subséquente au Journal Officiel de la République Française a posé le cadre réglementaire légitimant notre plaidoyer pour le rayonnement culturel et la sauvegarde des bergeries de la Riventosa.
Suite à une série d'effondrements critiques des structures à double parement dans le massif du Monte Cinto, des bergers historiques, des historiens et des habitants de la commune de la Riventosa se réunissent afin de concevoir un protocole de conservation d'urgence. C'est l'époque des premiers inventaires topographiques rudimentaires réalisés sous l'égide de bénévoles.
L'association dépose officiellement ses statuts constitutifs en préfecture. Les objectifs statutaires se centrent rigoureusement sur la sauvegarde physique, le relevé architectural et la transmission pédagogique des chantiers en pierre sèche. La charte écarte dès l'origine toute dimension spéculative ou commerciale afin de garantir une totale neutralité publique.
L'association s'allie académiquement avec le laboratoire d'histoire régionale de l'Université de Corse Pascal Paoli à Corte. Cette synergie permet d'intégrer des outils de mesure modernes et d'initier la rédaction de ressources éducatives destinées à être diffusées gratuitement aux collèges et lycées du département.
L'efficience du mode de gestion administrative de Casa Pastoreccia est reconnue par les instances départementales et la Collectivité de Corse. Les chantiers d'entraide, inspirés du "Mutu" historique, reçoivent le soutien logistique de multiples communes de montagne, érigeant la Riventosa en épicentre de la formation professionnelle des artisans maçons de pierre sèche.
À l'orée de l'exercice 2026, l'association franchit un cap technique en déployant une base de données publique interactive et en ouvrant de nouveaux ateliers de reconstruction solidaire. L'action s'étend désormais sur quatorze sites majeurs répertoriés au sein du réseau de transhumance du Venacais.
La pérennité de cette chronologie démontre l'implication historique ininterrompue de nos bénévoles et de l'ensemble des parties prenantes. Contrairement aux approches axées sur le tourisme de masse, notre association refuse de muséifier artificiellement les structures. Nous plaidons pour une réhabilitation vivante, intégrant les bergers contemporains dans le cadre de leurs objectifs d'exploitation pastorale moderne. Cet ancrage historique constitue le socle de notre légitimité institutionnelle.